Open Silicium 13

Besoin d'un système de construction modulaire, souple, moderne et globalement adopté ?

DÉMARREZ AVEC YOCTO/POKY

...sur Atmel SAMA5D3 Xplained

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Open Silicium 13

Open Silicium 13

Besoin d'un système de construction modulaire, souple, moderne et globalement adopté ?

DÉMARREZ AVEC YOCTO/POKY

...sur Atmel SAMA5D3 Xplained


Au sommaire de ce numéro :

Système
p. 04Cluster de compilation sur RPi avec DistCC

Repères
p. 08Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur TCP/IP... ou presque

En couverture
p. 22SAMA5D3 Xplained : Un devkit ARM Cortex-A5 un peu atypique
p. 28Utilisation de Yocto/Poky avec la SAMA5D3 Xplained

Expérimentations
p. 40  Un sed ça va, trois sed...
p. 46  La réception de signaux venus de l'espace par récepteur de télévision numérique terrestre

Domotique
p. 64  Électronique et domotique libre : partie 4, Un module « en vrai » : fabrication maison, FabLabs et production

Réseau
p. 76  EPS8266 et module Wi07c : ajoutez du Wifi économique à vos projets (ou pas)

 

Édito :

Toutes les initiatives ou projets sont-ils destinés à devenir des monstres ?

Vous souvenez-vous de « The Art of Unix Programming » de Eric S. Raymond (2003) ? En particulier sa description de la philosophie UNIX qu’il résume par l’acronyme KISS pour « Keep it Simple, Stupid » et surtout les 17 règles/idées que les anciens (elders) ont utilisés pour créer UNIX : modularité, clarté, composition, séparation, simplicité, parcimonie, transparence, robustesse, représentation, surprise minimum, silence, réparation, économie, génération, optimisation, diversité, extensibilité.

La question que je me pose ces derniers jours (ou nuits) est la suivante : ces lois, règles ou idées sont-elles encore effectivement des guides dans les développements actuels, du moins dans le monde de l’open source ? Si oui, pourquoi cette philosophie ne transparaît-elle pas ou ne nous éblouit-elle plus avec autant d’ardeur que jusqu’alors ?
Si non, est-ce à dire que ces concepts sont maintenant obsolètes et communément considérés comme inutiles ou inutilisables (en d’autres termes, et passez-moi l’expression, ceux qui comme moi se sentent étrangement à l’aise avec ces principes sont-ils devenus des « vieux cons » d’un autre âge ? boudidiou ?!).

De manière générale pourtant, certains de ces points me semblent importants sinon critiques. La transparence, « Design for visibility to make inspection and debugging easier » implique par exemple, à l’échelle de n’importe quel système, qu’on puisse retrouver rapidement comment un programme ou un service est exécuté et non en arriver, tard dans la nuit, à envisager la magie ou la génération spontanée comme une option. Le silence, « When a program has nothing surprising to say, it should say nothing », semble également un peu moins de mise, au bénéfice d’un bavardage masqué par un boot screen (se boucher les oreilles ce n’est pas le silence, c’est une dissimulation du bruit, nuance). Et que dire du minimum de surprise, « In interface design, always do the least surprising thing » (ESR parle ici d’interface au sens large, non d’IHM ou de GUI) ? Quand vous êtes-vous dit pour la dernière fois en découvrant un environnement, un système ou une solution,  « ah oui, c’est logique que ce soit là » et non « @&#$%?!, mais ça sort d’où ça » ? L’obfuscation dans l’open source, en principe, est une activité quasi-ludique...

Et enfin, et non des moindres, l’idée qui me semble être celle disparaissant dans les ténèbres et l’oubli le plus rapidement, la simplicité : « Design for simplicity; add complexity only where you must ». Cette complexité que nous devons en principe ajouter que lorsque nous n’avons plus le choix est presque omniprésente, des systèmes de démarrage, aux outils de construction en passant par les systèmes graphiques, les interfaces utilisateurs et même les aspects serveurs.

Il est intéressant de relever la similitude du phénomène, l’augmentation de complexité doublée consécutivement du manque d’information, avec la notion d’entropie. Si nous envisageons les systèmes informatiques dans leur ensemble comme un tout divisé en deux systèmes thermodynamiques, l’aspect développement (code, architecture, structure) et l’aspect utilisateur (GUI, IHM, bref la « user experience »), que dites-vous de ceci : « l’entropie d’un système isolé ne peut qu’augmenter ou rester constante, et l’entropie d’un système peut diminuer mais cela signifie que l’entropie du milieu extérieur augmente de façon plus importante » (merci Wikipédia). C’est un peu tiré par les cheveux mais avec un peu de café et pas mal de manque de sommeil, ça se tient.

Tablettes, IoT, domotique, PC/Mac, smartphone, réseaux sociaux, services en ligne... tout ceci semble de plus en plus simplifié, contrasté et intuitif pour l’utilisateur. Ne serait-ce pas là la fameuse baisse d’entropie du système qui, par définition, ne peut qu’augmenter celle du système « extérieur » ?

Est-ce alors quelque chose d’inéluctable ? Nos systèmes sont-ils destinés à devenir de plus en plus complexes et à s’éloigner petit à petit d’une philosophie qui les a fait naître et les a portés jusqu’au présent ? Je n’ai bien entendu pas la réponse, mais uniquement l’espoir que ce ne soit pas le cas car si tel devait se dérouler l’avenir, le prix du ticket d’entrée de la prochaine génération de développeur risque d’être salé... Ou alors tout le monde développera des modules noyaux en Lava (mix de Java et Logo) avec Eclipse 12.6 Blackhole en faisant des drag’n’drop dans un IDE 3D, et le C, le shell ou Sed seront des langues mortes uniquement connues des trois développeurs GNU/Hurd et Minix encore vivants, qui sait...

Ceci dit, certains, et j’en suis, resteront fermement, intimement et résolument attachés à ce qu’on pourrait presque qualifier de ligne de conduite ou de système de valeurs, quitte à passer un jour ou l’autre pour des hérétiques...

Denis Bodor

A propos du magazine

Le MAGAZINE 100% TECHNIQUE, 100% pratique, 100% EMBARQUé

Open Silicium est une publication trimestrielle proposant à ses lecteurs un rédactionnel tourné vers l'expérimentation et la veille technologique concrète. Conçu et rédigé par des professionnels de l'embarqué à l'attention des professionnels, mais également des amateurs « éclairés », le magazine explore, avec une approche résolument technique, les domaines de l'embarqué, de l'électronique numérique, de l'intelligence ambiante, de l'informatique mobile ou encore de la domotique et des réseaux de capteurs.

Bonjour à tous,

Nous sommes dans le regret de vous annoncer l'arrêt d'Open Silicium, notre publication trimestrielle dédiée à l'embarqué. Le n°20 aura donc été le dernier numéro du magazine. Malgré tous nos efforts, nous n'avons pas réussi à pérenniser le titre sans doute à cause de sa trop grande spécificité. 

L'embarqué sera cependant toujours un domaine traité dans nos magazines avec la nouvelle formule de GNU/Linux Magazine (16 pages supplémentaires et notamment une rubrique "IoT et Embarqué" à partir du n°200, à découvrir ici : https://boutique.ed-diamond.com/en-kiosque/1155-gnulinux-magazine-200.html). 

Les abonnés seront contactés individuellement avant le 1er mars, soit pour un remboursement, soit pour un passage sur la nouvelle formule de GNU/Linux Magazine. En cas de besoin, n'hésitez pas à contacter notre service commercial, par mail à cial@ed-diamond.com ou par téléphone au 03 67 10 00 20). 

Nos meilleurs voeux pour cette année 2017. 

Bien cordialement,

Les Éditions Diamond

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