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C’est en partant à la recherche d’un visuel pour la couverture de ce magazine, que j’ai pu faire un cruel constat : je vieillis ! Rassurez-vous, ceci n’est pas une pré-crise de la trentaine, ce qui serait plutôt ridicule, quoique changer prochainement de dizaine me perturbe quelque peu, mais ça c’est une autre histoire*. C’est juste que je commence à me rendre de plus en plus compte que des éléments qui ont fait partie de mon quotidien s’effacent peu à peu pour laisser leur place à de nouvelles habitudes ou technologies.
Venons-en au fait. Cherchez donc « téléphone » dans une banque de données d’images pour vous rendre compte que ce sont de plus en plus de smartphones qui vous sont proposés. C’est typiquement le genre de résultat qui a le don de vous agacer lorsque vous recherchez quelque chose de précis. En y réfléchissant bien cependant, vous finissez par vous rendre compte que cet exemple en particulier reflète de plus en plus nos nouvelles habitudes. On dit de plus en plus « téléphones » en parlant de « smartphones », smartphones qui ne nous quittent plus, alors que nos téléphones ont de plus en plus tendance à prendre la poussière à la maison. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais le mien a plus tendance à me servir de moyen de communication pour échanger avec quelques parentés et réceptionner des appels de téléprospecteurs. Dire qu’il y a quelques années encore, je me promenais avec une carte téléphonique dans mon portefeuille... À ce sujet, si vous n’avez pas vu passer l’info, sachez que les cabines téléphoniques (ou « Publiphones » pour faire officiel) disparaîtront de notre paysage pour fin 2017. Elles seraient 100 fois moins utilisées qu’il y a 15 ans**... pour tout de même un coût d’entretien qui s’élèverait à pas moins de 12 millions d’euros par an. Comme le Minitel et bien d’autres avant elle, la cabine téléphonique rejoindra le musée.
On pourrait penser que cet édito est empreint de nostalgie, ce qui n’est pas totalement faux, mais à bien y songer, je suis contente (le terme n’est peut-être pas celui qui convient le mieux, mais disons qu’il s’apparente le plus à mon sentiment) d’avoir pu vivre toutes ces évolutions : je me souviens encore mes parents interagir avec cet étrange petit terminal qu’était le minitel, je me rappelle avoir fait la collection des cartes téléphoniques, je me souviens des débuts du net à la maison quand on se chamaillait pour pouvoir accéder à l’ordinateur et tchater en ligne le tout avec une connexion des plus laborieuses et je me rappelle quelle était ma fierté de posséder un Nokia 3310... Je sais qu’au fil des années cette liste s’étoffera et j’ai hâte, comme vous j’imagine, de voir de quoi elle se composera, même si je pense que nous disposons d’ores et déjà de certaines pistes de réflexion sur le sujet.
En attendant, je vous souhaite de passer un bel été en compagnie de ce numéro qui vous fournira tout ce qu’il vous faut pour faire votre petite (r)évolution à la maison ou au bureau ! Rendez-vous à la rentrée !
Aline Hof
* Tout va bien, il me reste encore une bonne année avant de m’y préparer... ;)
** http://www.rtl.fr/actu/economie/les-cabines-telephoniques-disparaitront-fin-2017-7777419910
Né en 1999, SysOps Pratique (anciennement Linux Pratique) réunit toute l’information technique qui permettra de gérer de manière optimale son SI. Ses articles pratiques et retours d'expérience de professionnels du milieu couvrent notamment les thématiques suivantes : administration système & réseau, cloud, virtualisation, orchestration, conteneurisation, SysOps/DevOps, solutions professionnelles, cybersécurité...

Soyons clairs, je ne suis pas fan de Lua en tant que langage de programmation. Le simple fait que les tableaux débutent à l'indice 1 me perturbe totalement et constitue pour moi une véritable aberration. Mais, d'un autre côté, Lua est aussi le langage par excellence lorsqu'il s'agit d'embarquer des fonctionnalités de scripting au sein d'une application ou d'un outil. Du moins, c'est ce que tend à montrer sa popularité dans ce domaine et, si l'on n’a jamais tenté l'expérience, on peut se demander pourquoi. La réponse est évidente après quelques lignes de code et on se surprend soi-même à dire, à haute voix qui plus est, « Ah ! Mais c'est excellent, en fait ! ».
Au détour d'un petit projet incluant des échanges USB avec un adaptateur série utilisant une puce FTDI FT232R, j'ai rencontré un problème susceptible de survenir dans diverses situations. Même si aujourd'hui UTF-8 semble avoir toujours été présent dans nos terminaux, éditeurs, codes et que sais-je encore, les utilisateurs et programmeurs les plus aguerris se souviennent sans peine de la souffrance vécue lors de la transition depuis le bon vieux Latin1 (alias iso-8859-1). Mais la dure réalité est la suivante : UTF-8 n'est pas partout !
Si vous croyez que le format ASCIIZ (aussi appelé « chaîne de caractères à terminateur nul » à la base du langage C et d’UNIX) est le pire péché originel de l’informatique, accrochez-vous. Il est amplifié par un autre péché bien plus grave, commis au nom du minimalisme, excusé au nom de la compatibilité et perpétué par l’oubli des alternatives. Si vous avez lu l’article de mars 2023 [1] jusqu’au bout, vous avez probablement compris que la plupart des langages de programmation actuels n’utilisent qu’une seule pile. C’est la source de nombreux problèmes (de sûreté, de sécurité, de complexité et bien d’autres) aux origines de failles variées (représentant peut-être un cinquième des CVE) que nous sommes habitués à mitiger, sans les résoudre vraiment. Dans cette première partie lovecraftienne, nous irons jusqu’au fond de l’impasse pour démontrer l’absurdité, les difficultés et les dangers imposés par ce système.