14,90 € TTC
p.06 Brèves
p.12 Tracez vos graphes en temps réel avec PlotJuggler
p.18 Neovim : dépoussiérez votre Vim
p.28 Introduction au dossier
p.30 Installez Shinken, un outil de supervision modulaire et performant
p.44 Basez votre supervision sur des logs de qualité avec Rsyslog
p.56 Mettez en place une gestion efficace de vos journaux système avec Loki
p.74 Collectez et exploitez les métriques de votre système avec Collectd
p.86 Analysez, diagnostiquez et dépannez votre système avec Sysdig
p.108 Cluster et orchestration de conteneurs avec Docker swarm
p.120 Gérez vos contacts personnels avec Monica
Avez-vous déjà entendu parler des « digital native » ? Le terme désignerait toute personne née et élevée dans un environnement numérique, en gros un « enfant du numérique », né entre la fin des années 80 et le début des années 90. Selon Wikipédia, cette génération aurait « grandi pendant l’explosion du Web documentaire (Web 1.0) et l’avènement du Web social (Web 2.0) » et aurait ainsi des facilités avec les nouvelles technologies.
Me trouvant justement dans la tranche d’âge ciblée, je dois reconnaître que celles-ci ont évolué très vite ces dernières années. J’ai encore un vague souvenir du Minitel que possédait mes parents, puis de notre premier PC avec son gros écran cathodique et de notre accès Internet assez laborieux et bruyant, mon premier téléphone portable, l’arrivée des réseaux sociaux, le boom du Web et l’avènement de ses géants, les cassettes audio, puis les CD et enfin le streaming pour la musique, les VHS, puis les DVD, les Blu-Ray et les plateformes de streaming également pour la vidéo, mon premier ordinateur portable, puis mon smartphone… Oui, décidément, tout cela est allé très vite, mais nous eu l’avantage de grandir en même temps que l’arrivée de toutes ces technologies, passant de l’une à l’autre assez naturellement, tout en essayant de garder un certain recul sur leur utilisation. Tout cela, cependant, sans forcément percevoir de suite les risques d’un mode de vie toujours plus « connecté ».
Un mode de vie dont les répercussions risquent plus de toucher les nouvelles générations et celles à venir, complètement entourées dès leur plus tendre enfance de gadgets technologiques. Il faut dire que nous disposions de peu de recul jusque-là pour savoir si les « écrans » pouvaient avoir un impact sur notre santé et notre développement. De récentes études sur le sujet ont pu démontrer que l’exposition précoce aux écrans pouvait développer de nombreux déficits : troubles de l’attention, de la mémorisation, difficultés à développer le langage, mais aussi des problèmes liés à la sédentarité ou au sommeil... Le CSA recommande aux parents de préserver leurs enfants des écrans avant l’âge de 3 ans [1]. L’OMS émet quant à elle des préconisations sur le sujet pour les enfants de 1 à 4 ans [2]. Pour certains, l’exposition aux écrans serait même un vrai problème de santé publique, comme s’en est inquiété récemment le directeur de recherche en neurosciences à l’INSERM qui va jusqu’à parler d’expérience de « décérébration » [3].
La vigilance est donc de mise concernant l’utilisation des nouvelles technologies, que ce soit par les plus jeunes, mais aussi par nous-mêmes. Tâchons de montrer l’exemple en utilisant davantage le numérique comme un outil de travail que comme principale source d’occupation pour lutter contre l’ennui. D’ailleurs, cela tombe bien, le contenu du dossier de ce numéro vous aidera à être plus productifs et à passer en principe moins de temps devant votre écran ;-)
Aline Hof
Né en 1999, Linux Pratique réunit toute l’information technique qui permettra de gérer de manière optimale son SI. Ses articles pratiques et retours d'expérience de professionnels du milieu couvrent notamment les thématiques suivantes : administration système & réseau, cloud, virtualisation, orchestration, conteneurisation, SysOps/DevOps, solutions professionnelles, cybersécurité...
Technique à ne pas négliger, la supervision va permettre de s’assurer du bon fonctionnement de votre système. La mise en place d’une supervision permet ainsi à tout administrateur d’être alerté en cas de problème, d’avoir à l’œil un suivi de son infrastructure, ses machines, son réseau... et d’agir ainsi au plus vite en cas de dysfonctionnement, en s’étant informé un maximum en amont par le biais de logs et rapports d’activités.
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Un système ne manque pas d’avoir des problèmes matériels, de plantage système, de performances, au niveau utilisateur ou noyau. Et malheureusement, les systèmes Linux ne sont pas exempts de ces problèmes à dépanner. Mais heureusement, Linux n’est pas en reste d’outils pour vous aider à diagnostiquer les problèmes. Des outils simples comme top pour surveiller l’usage CPU, ou ps pour les processus. Vous voulez tracer un appel système d’un processus : strace est votre ami. tcpdump, ou tshark vous aideront à inspecter le trafic réseau en ligne de commandes. Vous avez donc beaucoup d’outils à disposition, dans l’esprit « un outil précis pour une tâche unique », cher à Linux. Le problème c’est que lorsque l’on dépanne un système, on n’a pas le temps de se souvenir de tous les outils à disposition et taper toutes ces commandes en live. Outils qui ont chacun une philosophie différente, une interface d’entrée et de sortie différentes, ce qui peut poser soucis dans des situations stressantes et créer de la confusion lors d’occasions qui demandent de réagir dans l’urgence. Surtout que la plupart de ces outils ne sont pas pensés et optimisés pour être utilisés dans des conteneurs, plateformes de plus en plus utilisées et répandues.