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Face à la transformation digitale de notre société et l’augmentation des cybermenaces, la cybersécurité doit être aujourd’hui une priorité pour bon nombre d’organisations. Après plus de 20 années de publications et de retours d’expérience, MISC apporte un vivier d’informations techniques incontournable pour mieux appréhender ce domaine. Précurseur sur ce terrain, MISC a été fondé dès 2002 et s’est peu à peu imposé dans la presse française comme la publication de référence technique en matière de sécurité informatique. Tous les deux mois, ses articles rédigés par des experts du milieu vous permettront de mieux cerner la complexité des systèmes d’information et les problèmes de sécurité qui l’accompagne.
Le problème de sécurité des systèmes électroniques a longtemps été vu et est encore vu sous l’angle de la sécurité logicielle. Avec l’ouverture des plateformes et l’augmentation des connexions, le matériel qui supporte le logiciel doit aussi proposer à l’utilisateur un niveau de sécurité correspondant à ses besoins. Soucieux de se protéger correctement, les industriels et les universitaires ont mené de larges travaux sur la sécurisation du matériel en particulier pour les composants programmables (microprocesseurs) et les composants spécifiques (ASIC). Mais, peu d’études se sont intéressées à la sécurisation des architectures reconfigurables. Pourtant, aujourd’hui, les composants reconfigurables du type FPGA deviennent de plus en plus pertinents pour l’industrie de l’électronique embarquée. Effectivement, d’une part, l’offre commerciale des circuits FPGA est large et correspond aux attentes des utilisateurs : circuits bas coûts, basse consommation de puissance, haute performance, embarquant des cœurs de processeur, haut débit, etc. D’autre part, la mise à jour matérielle est rendue possible grâce au concept de mise à jour matérielle des systèmes. Ce concept est particulièrement intéressant pour maintenir la sécurité des systèmes. Cependant, bien que de plus en plus utilisés dans les applications de sécurité des données (voir la solution de stockage sécurisé et mobile proposée par Bull www.monglobull.fr), les FPGA souffrent de failles de sécurité. Cet article propose de faire le point sur cette technologie et met en lumière le problème majeur de sécurité de la configuration des circuits FPGA SRAM et FLASH.
Cet article est une synthèse de l'étude publiée par l'Université de Princeton, intitulée « Lest we remember », traitant d'une nouvelle attaque sur les disques de chiffrement et reposant sur le principe de rémanence des données.
En une dizaine d'années, les cartes à puce se sont confortablement installées dans notre quotidien. Que nous achetions notre magazine MISC avec une carte MONEO, que nous justifiions de nos droits à l'assurance maladie au travers de la carte VITALE 2 ou que nous nous authentifiions à l'aéroport avec un passeport électronique, nous confions la manipulation de données personnelles ou sensibles à une micro-puce. Mais, quelle confiance pouvons-nous accorder à la sécurité de ces produits ? Un élément de réponse réside dans la norme ISO/IEC 15408, plus connue sous le nom des « Critères Communs », puisque toutes les applications citées plus haut ont été certifiées selon cette norme. A quoi correspond-elle ? Quel est le processus d'évaluation et quelles en sont les limitations ? Voici ce que nous proposons de présenter dans cet article.