Exploit corner
p.04 EPATHOBJ de NT4 à Windows 8 (CVE-2013-3660)
Pentest corner
p.10 Découverte de « DOM-based XSS » avec DOMinatorPro
Forensic corner
p.18 Scriptez vos analyses forensiques avec Python et DFF
Dossier : BIG DATA quand la taille compte !
p.26 Préambule
p.27 HPC, « Big Data » : de la théorie à la pratique
p.47 Détection de menaces par analyse comportementale de l’activité réseau et des utilisateurs
p.54 Big data : entre expérimentations et confusions
Réseau
p.60 Quelques pistes sur le renforcement de la sécurité autour du protocole de routage BGP
Système
p.68 Mise en place du SIEM Prelude en entreprise – Retour d'expérience
Code
p.78 Détection des shellcodes polymorphes
Face à la transformation digitale de notre société et l’augmentation des cybermenaces, la cybersécurité doit être aujourd’hui une priorité pour bon nombre d’organisations. Après plus de 20 années de publications et de retours d’expérience, MISC apporte un vivier d’informations techniques incontournable pour mieux appréhender ce domaine. Précurseur sur ce terrain, MISC a été fondé dès 2002 et s’est peu à peu imposé dans la presse française comme la publication de référence technique en matière de sécurité informatique. Tous les deux mois, ses articles rédigés par des experts du milieu vous permettront de mieux cerner la complexité des systèmes d’information et les problèmes de sécurité qui l’accompagne.

Derrière ce titre modéré, il aurait été trop facile d’être provocateur, se cache une référence que nos lecteurs historiques auront relevée. Il y a plus de dix ans maintenant, au SSTIC 2008, Cédric Blancher donnait une conférence dont le titre était : « Dépérimétrisation : Futur de la sécurité ou pis aller passager ? ». Les constats de l’époque, qui ne doivent pas être loin pour de nombreuses entreprises encore aujourd’hui, sont que les paradigmes de sécurité des réseaux informatiques ont des limites importantes : difficulté à mettre en place du contrôle d’accès ainsi qu’une segmentation et un filtrage réseau efficace.
La sécurité informatique adore les modes. Le « Zero Trust » fait partie de ces concepts qui sont devenus populaires du jour au lendemain. Et comme le sexe chez les adolescents, « tout le monde en parle, personne ne sait réellement comment le faire, tout le monde pense que tous les autres le font, alors tout le monde prétend le faire* ».
Avoir la capacité d’identifier des utilisateurs au-delà du système d’information et d’exposer des applications sans la nécessité de passer par un lien réseau de confiance sont deux éléments nécessaires d’une approche Zero-Trust, mais ce ne sont pas forcément des éléments suffisants. Ces applications reposent sur d’autres composants d’infrastructure (comme les serveurs et systèmes de stockage virtualisés) et il est possible d’appliquer une approche de confiance minimale dans ces éléments afin de renforcer la sécurité de ces applications.L’utilisation du Cloud Computing est un bon exemple, car son modèle de responsabilités partagées nécessite une forme de confiance mutuelle entre le fournisseur et l’utilisateur, nous allons donc voir dans cet article comment appliquer un principe de confiance minimale des couches logicielles aux couches matérielles.