12,90 € TTC
p. 08 Les différents BSD
p. 18 Jouer sous FreeBSD
p. 24 Architecture des pkg_tools d'OpenBSD et outils connexes
p. 40 Comment recycler de vieilles machines pour construire des paquets signés pour OpenBSD ?
p. 60 Le nouveau système de queueing de Packet Filter
p. 64 pfSense, le firewall convivial
p. 78 NetBSD, le système du futur du subjonctif
p. 106 La virtualisation sous BSD avec Bhyve
p. 118 Des services dans des cages sans systemd ni LXC
Huit ans. Huit ans se sont écoulés depuis les deux derniers numéros hors-séries BSD et le mook que vous tenez entre les mains. Il y a huit ans, il est probable qu’une bonne partie d’entre vous n’avait même jamais touché un système UNIX/Linux, et réalisait plutôt son grand oeuvre Lego(c)(tm).
Pendant ces huit années, le monde du Libre a proprement explosé, il est partout, omniprésent sur vos mobiles, vos tablettes, votre télé ou votre point d’accès Wi-Fi ; et si des sociétés telles que Google ne se cachent pas d’utiliser le système GNU/Linux comme socle entre l’espace utilisateur et le matériel, d’autres, sans totalement le masquer, ne font pas étalage des technologies libres constituant la pierre angulaire de leurs systèmes. En tête de liste notons particulièrement la société Apple, dont l’espace utilisateur du système d’exploitation Mac OS X est directement issu de FreeBSD.
Nous le verrons plus loin dans ce mook, les systèmes héritiers de BSD UNIX sont en réalité partout, et sont en outre des composants incontournables de l’Internet tel que vous le connaissez aujourd’hui.
NetBSD ? FreeBSD ? OpenBSD ? Lequel, pour quelle(s) utilisation(s) ? Chacune de ces émanations de 4.4BSD Lite 2 a suivi son propre chemin, mais échangeant allègrement des composants car issus d’une idée commune : le code doit être propre, portable, lisible et facilement adaptable. Aux antipodes du chemin emprunté récemment par le monde GNU/Linux et le tentaculaire systemd, l’univers BSD a gardé intacte la philosophie d’UNIX :
Ce qui est souvent résumé par : « Ne faire qu’une seule chose, et la faire bien. » (texte issu de la page Wikipédia « Philosophie d’Unix »).
Ainsi, huit ans plus tard, nous allons replonger dans les nouveautés mais aussi les bases de ce qui constitue un système BSD. Un peu d’histoire, beaucoup de découvertes, afin de vous donner goût à une alternative professionnelle, stable et fortement soutenue par l’industrie ; nous balayerons entre autres des approches de production, mais également plus ludiques, vous permettant ainsi de déployer le système BSD qui convient à chaque parcelle de votre réseau professionnel ou domestique.
Émile ‘iMil’ Heitor
GNU/Linux Magazine s'adresse aux professionnels et aux particuliers désireux de mieux maîtriser les techniques et problématiques liées à la programmation et à l’utilisation de solutions open source. Tous les deux mois avec ses articles techniques, la publication couvre les thématiques suivantes : programmation système, algo, bas niveau, sécurité du code, développement web...

Soyons clairs, je ne suis pas fan de Lua en tant que langage de programmation. Le simple fait que les tableaux débutent à l'indice 1 me perturbe totalement et constitue pour moi une véritable aberration. Mais, d'un autre côté, Lua est aussi le langage par excellence lorsqu'il s'agit d'embarquer des fonctionnalités de scripting au sein d'une application ou d'un outil. Du moins, c'est ce que tend à montrer sa popularité dans ce domaine et, si l'on n’a jamais tenté l'expérience, on peut se demander pourquoi. La réponse est évidente après quelques lignes de code et on se surprend soi-même à dire, à haute voix qui plus est, « Ah ! Mais c'est excellent, en fait ! ».
Selon Sonatype, depuis décembre 2021, 29 % des téléchargements de Log4J le sont sur des versions vulnérables à Log4Shell. Cette statistique démontre l’importance pour les entreprises de renforcer la prise en compte de la sécurité dans les équipes de développement. Comment la mise en place d’un programme de security champions peut-elle améliorer l’intégration de la sécurité au plus tôt dans les projets ?
Si vous croyez que le format ASCIIZ (aussi appelé « chaîne de caractères à terminateur nul » à la base du langage C et d’UNIX) est le pire péché originel de l’informatique, accrochez-vous. Il est amplifié par un autre péché bien plus grave, commis au nom du minimalisme, excusé au nom de la compatibilité et perpétué par l’oubli des alternatives. Si vous avez lu l’article de mars 2023 [1] jusqu’au bout, vous avez probablement compris que la plupart des langages de programmation actuels n’utilisent qu’une seule pile. C’est la source de nombreux problèmes (de sûreté, de sécurité, de complexité et bien d’autres) aux origines de failles variées (représentant peut-être un cinquième des CVE) que nous sommes habitués à mitiger, sans les résoudre vraiment. Dans cette première partie lovecraftienne, nous irons jusqu’au fond de l’impasse pour démontrer l’absurdité, les difficultés et les dangers imposés par ce système.