12,90 € TTC
p. 08 Présentation de TCP/IP
p. 20 À la découverte des VPNs
p. 30 Comment choisir son VPN ?
p. 36 Créez une configuration OpenVPN simple
p. 56 Utilisez les options avancées d'OpenVPN
p. 84 Configurez les postes clients y compris sur des systèmes non libres
p. 90 Mettez en place un serveur IPSec
p. 104 Configurez les postes IPSec clients
p. 112 Intégrez un firewall à OpenVPN
p. 118 Développez vos plugins OpenVPN
Au cours des trois dernières décennies, la progression de l’informatique et surtout la nécessité grandissante de devoir garantir une interconnexion des machines ont donné lieu à de nombreuses évolutions logicielles comme matérielles. Les premiers réseaux locaux étaient relativement lents ; avec 1 Mbps pour du 3+Open, 4Mbps pour du Token-Ring voire 10Mbps pour de l’Ethernet, nous sommes bien loin des 10Gbps qui commencent à être disponibles aux particuliers. De plus ces réseaux transportaient simultanément plusieurs protocoles, NetBIOS, IPX/SPX ou TCP/IP pour ne nommer que les plus répandus. À cette époque, le rôle des administrateurs systèmes était surtout de faire en sorte que tout cela fonctionne bien en local et le moins mal possible quand il fallait interconnecter des bâtiments ; la sécurité des données ne venait qu’en dernière position, et encore... Depuis, tout ceci a progressé et les priorités ont bien changé. Les professionnels ont depuis longtemps mis en place des tunnels chiffrés pour interconnecter les plateformes et pour relier les postes itinérants aux services centraux.
Ce qui, dans un monde parfait, aurait dû rester dans le domaine professionnel s’est vu inviter chez de plus en plus de particuliers suite aux révélations d’Edward Snowden ou à la mise en place d’Hadopi ;-) Maintenant, tout un chacun qui ne souhaite pas prendre le risque de voir sa vie privée dévoilée au grand jour ou servir de monnaie d’échange pour les géants d’Internet se voit contraint de chiffrer ses données tant sur ses disques durs que sur ses câbles réseau et je ne parle même pas des transmissions sans fil. Cependant, si le chiffrement des disques se fait assez facilement, monter un tunnel chiffré fiable entre son domicile et ses serveurs en l’air ou ses appareils mobiles reste difficile à appréhender pour le commun des mortels, même versé dans les arcanes de l’informatique.
Le but de ce guide est de vous proposer deux moyens fiables et éprouvés de parvenir à vos fins : IPSec et OpenVPN. Le premier pourrait être décrit comme la solution officielle, reposant sur des protocoles bien documentés dans des RFCs, mais tellement omnipotent qu’il en devient presque anxiogène, du moins à première vue. Le second ressemble plus à la solution du geek, c’est-à-dire facile à mettre en place dans une version basique, mais fonctionnelle et possédant d’énormes capacités d’amélioration, ayant cependant le défaut d’utiliser un protocole assez peu documenté dès que l’on désire creuser profond. C’est pour ces raisons qu’OpenVPN sera notre principal « client » que nous décortiquerons autant que faire se peut. IPSec sera aussi présenté et documenté bien entendu ne serait-ce que pour montrer que sa mise en œuvre n’est pas si compliquée que cela. De plus, c’est le seul à permettre une intégration simple avec le monde des routeurs propriétaires.
Donc retroussez vos manches, faites chauffer les VMs, il va y avoir du monde dans les tuyaux...
Cédric PELLERIN
GNU/Linux Magazine s'adresse aux professionnels et aux particuliers désireux de mieux maîtriser les techniques et problématiques liées à la programmation et à l’utilisation de solutions open source. Tous les deux mois avec ses articles techniques, la publication couvre les thématiques suivantes : programmation système, algo, bas niveau, sécurité du code, développement web...

La prise en compte de la sécurité au plus tôt lors de la construction d’un produit est essentielle, mais pas suffisante pour répondre aux exigences du CRA. Comment intégrer la sécurité dans l’usine logicielle puis en phase de run lorsque le produit est en production et/ou déployé chez les clients ?
Cela fait bientôt plus de 10 ans qu’Android (un système d’exploitation fondé sur Linux) domine le marché du téléphone portable [1]. En plus de cela, Linux fait fonctionner environ 85 % des sites internet répertoriés par W3Techs [2] (un service indépendant de recensement des technologies du Web). Il est donc naturel que ce système d’exploitation soit devenu une cible de choix ; en témoigne l’explosion de publications de vulnérabilités sur Linux ces dernières années [3]. Dans cet article, nous allons nous intéresser à l’utilisation d’eBPF pour lutter contre les exploits sous Linux, montrant en quoi cette nouvelle technologie peut aider à protéger le noyau.
Ces dernières années, les environnements Active Directory ont subi de nombreuses attaques de plus en plus sophistiquées. Aujourd’hui, ils sont les cibles privilégiées des attaquants en raison des accès et des fonctionnalités qu’ils offrent. En cas de première intrusion réussie, la compromission peut être totale si un seul compte à privilège est compromis, il est donc crucial de limiter l’exposition de ces comptes. Cet article a pour but de présenter la méthodologie de déploiement d’une architecture en tiers en se basant sur un retour d’expérience concret.