8,90 € TTC
p. 06 Python 3.10 : quelles sont les nouveautés ?
p. 14 ¡ Viva la libertad !
p. 22 Construisez votre propre jeu de données pour le Deep Learning
p. 34 Docker pour du développement local
p. 44 Créer une application avec GraphQL plutôt que REST
p. 60 Déployer un outil Java réalisé avec Quarkus
p. 67 Écriture d’une API REST en Python : le framework Flask RESTful
Lorsque l’on vend un logiciel, il faut satisfaire le client pour espérer en acquérir de nouveaux. Ceci est d’autant plus vrai lorsque le produit en question est vendu sous la forme d’un service. Un de nos lecteurs m’a fait remonter une information croustillante : disposant d’un site internet géré et alimenté en actualités par un prestataire, il a demandé à connaître le nombre de connexions clients ainsi que le nombre de vues par page, taux de rebond, etc. Le prestataire fournit bien des statistiques en back-end, mais celles-ci étant par trop parcellaires, notre lecteur a pensé qu’il ne consultait pas le bon onglet et il a donc questionné le service client. La réponse est édifiante : « Nous n’avons aucune connaissance du nombre de vues sur votre site, vous avez la partie STATISTIQUE effectivement en pourcentage, par mois en sélectionnant (base documentaire / newsletter / site institutionnel / et choisir le type (dossiers/chiffres/brèves, etc.) ». En effet, sur la capture d’écran jointe, on peut bien voir un pourcentage pour chaque page consultée... pourcentage complètement inutile puisque se basant uniquement sur les utilisateurs du site. C’est un peu comme la publicité pour le Loto : « 100% des gagnants ont tenté leur chance ». Bravo, ça ce sont des statistiques pertinentes ! Voici donc comment faire en sorte que le client ne puisse jamais savoir si son investissement est justifié ou non.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Dans la suite du mail, la chargée de communication client indique : « Pour information, nous avons un nouveau modèle de site personnalisable depuis plusieurs mois, vous n’avez peut-être pas vu le mail transmis sur le sujet, pour migration de votre site actuel ». Il y a donc une nouvelle offre et peut-être celle-ci comprend-elle des statistiques améliorées ? Plein d’espoir, notre lecteur se renseigne donc sur le coût du passage à cette version. La réponse : « Aucun coût supplémentaire, cela fait partie de votre abonnement. ». Erreur stratégique majeure : annoncer à un client qu’il paye depuis des mois pour un service alors qu’il peut avoir mieux pour le même prix... De plus, d’un point de vue technique, cela signifie que le prestataire doit maintenir plusieurs versions de son produit au lieu de simplement faire migrer l’ensemble des clients pour un double profit : simplification de la maintenance (diminution des coûts de développement et du risque de bugs) et satisfaction du client. Dans notre cas, tout cela a été oublié et on pourrait répondre à cette personne « votre client a décidé de se désabonner, et sa sentence est irrévocable ! »...
Quoi qu’il en soit, vous consultez bien la dernière mise à jour de votre GNU/Linux Magazine. Bonne lecture !
Tristan Colombo
GNU/Linux Magazine s'adresse aux professionnels et aux particuliers désireux de mieux maîtriser les techniques et problématiques liées à la programmation et à l’utilisation de solutions open source. Tous les deux mois avec ses articles techniques, la publication couvre les thématiques suivantes : programmation système, algo, bas niveau, sécurité du code, développement web...

Que de chemin parcouru depuis le « fardier à vapeur » de Nicolas-Joseph Cugnot en 1769, le premier moteur à combustion conçu en 1807 par François Isaac de Rivaz, ou encore l'essor industriel du 19ᵉ siècle porté par des pionniers comme les frères Renault, Louis et Armand Peugeot en France ! Ces véhicules, autrefois principalement mécaniques, sont aujourd'hui dotés de systèmes électroniques complexes qui, s'ils offrent confort et fonctionnalités avancées, attirent également l'attention des experts en cybersécurité – mais aussi, malheureusement, celle de véritables attaquants capables de porter préjudice tant à l'image d'une marque qu'à la sécurité personnelle des conducteurs.
Stars incontestées des différents Car Hacking Villages, les car-in-a-box sont un support pédagogique idéal pour l’expérimentation ou la sensibilisation à la cybersécurité du domaine automobile, permettant de facilement interagir avec différents ECU, sans la contrainte logistique liée à l’utilisation d’un vrai véhicule et les risques en cas d’altération d’un calculateur. Dans cet article, nous vous guiderons pas à pas pour la réalisation de votre propre car-in-a-box.
La législation impose aux constructeurs automobiles certaines exigences de sécurité, ce qui se démontre en partie avec des tests d’intrusions. L’énumération de la surface d’attaque est un préalable à ces tests, c’est pour cette raison que cet article propose de décrire un protocole applicatif spécifique à l’automobile, SOME/IP (pour Scalable service-Oriented MiddlewarE over IP), et l’énumération des services ainsi offerts. Ce scanner maison est basé sur Scapy et sera publié [1], afin de permettre plus facilement, nous l’espérons, l’évaluation de la surface d’attaque liée à ce protocole.