Sécurité, fiabilité et concurrence en un seul langage ?
9,90 € TTC
p. 06 Le Continuous Profiler
p. 18 ULID : du nouveau du côté des identifiants
p. 21 Les codes fantastiques : jouons à casse-cache
p. 22 Création d'une bibliothèque NPM TypeScript hybride
p. 34 Introduction à la cryptographie avec Erlang/OTP
p. 50 CaddyTailor : utilisation extensive de templates Caddy
p. 60 Gestion des droits sous Symfony
p. 74 Petits secrets et paradoxes des nombres pseudo-aléatoires
L’écart entre open source et propriétaire grandit.
Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Ilya Sutskever, directeur d’OpenIA [1], affirmant clairement que, de son point de vue, lorsque les modèles de langage open source comme Vicuna ou Orca égaleront ce qui existe actuellement en propriétaire (comme GPT 3.5/4, Bart, Claude, etc.), il y aura des modèles plus puissants dans les sociétés (sous-entendu closed source ou « private », comme il dit). Car les ressources nécessaires pour produire ces LLM ne cessent d’augmenter et que « même s’il y a des modèles open source, ils seront de moins en moins produits par de petits groupes de chercheurs et d’ingénieurs passionnés, et seront uniquement la providence d’une entreprise, une grosse entreprise ».
Ces propos me rendent triste, et quelque part, me terrifient. Et pas seulement pour l’utilisation du terme « providence » qui, à lui seul, peut inquiéter dans un tel contexte, mais parce que ceci est peut-être vrai, et que cela présage d’un avenir digne des pires dystopies de roman cyberpunk.
Après des années, des dizaines d’années même, ayant prouvé que le développement open source est factuellement plus efficace et a permis de construire la majeure partie de ce qui existe aujourd’hui dans le monde de l’IT, il est très perturbant de se demander si, finalement, tout ceci n’aura pas précisément permis ce qui est sur le point de se passer. Des millions de lignes de code, de recherches, d’implémentations, de patchs, de CVE... qui auront préparé le terrain, produit le riche terreau fertile pour qu’un groupe de gens, incroyablement présomptueux, finissent par se dire, en un sens, « pas besoin d’open source, on peut payer le matériel et les talents, donc on creusera toujours l’écart ».
Mais comme l’a dit Mo Gawdat dans une récente interview [2], on a déjà placé le bloc de Tetris au mauvais endroit et l’on sait comment la suite de la partie va se dérouler. Je suppose que le fait de tourner le dos à l’open source n’est qu’une conséquence parmi tant d’autres...
Denis Bodor
GNU/Linux Magazine s'adresse aux professionnels et aux particuliers désireux de mieux maîtriser les techniques et problématiques liées à la programmation et à l’utilisation de solutions open source. Tous les deux mois avec ses articles techniques, la publication couvre les thématiques suivantes : programmation système, algo, bas niveau, sécurité du code, développement web...

Que de chemin parcouru depuis le « fardier à vapeur » de Nicolas-Joseph Cugnot en 1769, le premier moteur à combustion conçu en 1807 par François Isaac de Rivaz, ou encore l'essor industriel du 19ᵉ siècle porté par des pionniers comme les frères Renault, Louis et Armand Peugeot en France ! Ces véhicules, autrefois principalement mécaniques, sont aujourd'hui dotés de systèmes électroniques complexes qui, s'ils offrent confort et fonctionnalités avancées, attirent également l'attention des experts en cybersécurité – mais aussi, malheureusement, celle de véritables attaquants capables de porter préjudice tant à l'image d'une marque qu'à la sécurité personnelle des conducteurs.
De l’obtention du firmware à l’exploitation de deux vulnérabilités dans la pile Bluetooth du chargeur Autel MaxiCharger, récit d’une participation à Pwn2Own Automotive 2024.
Les CSIRT territoriaux sont plusieurs au sein du pays et ont une mission de cybersécurité de proximité : consolider le niveau de résilience cyber et venir en aide aux victimes d’attaques informatiques en leur fournissant un accompagnement complet. Gros plan sur la détection, la coordination et l’accompagnement d’incidents cyber en Île-de-France avec Achille Lerpiniere, DSI du Pôle Transformation Numérique de la région.