14,59 € TTC
p. 04 Programmez vos Raspberry Pi Pico en Go !
p. 20 Pico-Clock-Green : un réveil à base de Raspberry Pi Pico
p. 28 Le récepteur de radio logicielle RSP1 : 8 MHz de bande passante pour moins de 20 euros
p. 44 NetBSD sur Pi : construisez vos paquets
p. 62 AlertBox : un boîtier d’alerte multifonctions
p. 90 Contrôlez votre pompe à chaleur selon la période tarifaire EDF
p. 108 Transformez votre vieille Game Boy en console de salon HDMI
Un puzzle n’est pas du code.
L’une des principales qualités d’un programmeur est sa capacité à transformer un concept en un ensemble de lignes d’instructions écrites dans un langage particulier. Ceci se fait en se représentant mentalement la manière d’atteindre l’objectif pour produire un algorithme plus ou moins efficace. La transition entre la structure d’un code et sa représentation sous forme de texte n’est qu’un point de détail, par rapport à la façon de manipuler une telle structure dans son esprit. Pire encore, pour établir un lien fort entre des lignes de code et la logique qu’elles implémentent, il est impératif d’entraîner l’esprit à cet exercice, au point que cela devienne naturel. C’est ainsi qu’on apprend à « programmer ». Simplement apprendre à parler le langage de la machine, c’est « coder ».
En d’autres termes, le code naît dans l’esprit bien avant d’arriver à l’écran. Et c’est précisément en cela que l’approche consistant à enseigner la programmation sous la forme de blocs n’est rien d’autre que d’utiliser un jeu de construction (ou un puzzle). Les structures comme les boucles et les conditions, sous cette forme, n’ont plus besoin d’être assimilées d’une manière qui est propre à chaque individu, elles se trouvent simplement là, à l’écran. Ce travail mental, qui doit en principe devenir instinctif chez un programmeur, est externalisé... dissimulé.
Comme l’a dit un certain Linus Torvalds (dont on peut raisonnablement supposer qu’il sache en quoi consiste la programmation) : « Les mauvais programmeurs se préoccupent du code. Les bons programmeurs se préoccupent des structures de données et de leurs relations. » Scratch, mBlock, Blockly ou encore Node-RED, peuvent avoir un intérêt (« succinct » ou « éphémère », je dirais), cependant ne vous y trompez pas, ils permettent juste d’apprendre à coder, mais certainement pas d’apprendre à programmer.
Denis Bodor
Né en 2014, Hackable est un bimestriel destiné aux professionnels et particuliers souhaitant découvrir et progresser dans les domaines de l’électronique numérique et de l’embarqué. Il fournit un contenu riche orienté vers une audience désireuse de bénéficier d'une veille technologique différente et résolument pratique. Le contenu du magazine est conçu de manière à permettre une mise en pratique directe des connaissances acquises et apprendre tout en faisant.

Thématique privilégiée pour la réalisation de démonstrations techniques à des fins promotionnelles, le MouseJacking n’en demeure pas moins un vecteur crédible pour l’obtention d’un accès initial dans le cadre d’un exercice Red Team. Nous vous proposons un retour d’expérience d’une telle opération en espérant vous convaincre de l’intérêt à porter à ces techniques.
D’aucuns penseraient que le langage C est un langage simple. Après tout le fameux Kernighan & Ritchie de 1978 (a.k.a. White Book) ne fait que 200 pages, bien peu pour un langage qui a servi de base au noyau Linux, au compilateur GCC et à l’interpréteur de référence de Python, CPython. Et pourtant s’il y a bien une notion parmi toutes celles introduites dans the White Book qui met au défi ingénieurs en sécurité, chercheurs en compilation et développeurs en tout genre, c’est la notion de pointeur, et cette terrible question : le déréférencement de mon pointeur donne-t-il lieu à un comportement indéfini ?Des ingénieurs de chez Apple ont trouvé un chemin pragmatique et intéressant à cette question, et ils l’ont mis à disposition dans un fork de clang à travers une option, -fbounds-safety, et un fichier d’en-tête, <ptrcheck.h>. Examinons leur approche.
Encapuchonnés, marginaux, génies solitaires ou cybercriminels organisés, les hackers fascinent depuis toujours le cinéma et les séries. Tantôt caricaturés, tantôt brillamment mis en scène, leur représentation évolue au fil du temps, entre exagérations hollywoodiennes et tentatives de réalisme. Voici une plongée dans la culture cyber à l’écran, vue à travers l’œil d’un passionné.