Domotique / Radio / LoRa :
14,59 € TTC
p. 04 IAoT avec M5Stack
p. 14 i2c-tiny-usb : un bus i2c facilement accessible pour votre PC
p. 30 Lever et coucher de soleil sur ESP32
p. 50 Meshtastic : communication longue distance, hors réseaux et gratuite
p.64 Milk-V Duo : un minuscule SBC RISC-V à 8 €
p. 78 Carte à puce et microcontrôleur
p. 112 Sharp PC-G850V : le dernier des ordinateurs de poche
La diversité est la clé.
J’ai essayé Rust, j’aime pas. J’ai essayé Go, j’aime bien. J’ai essayé Zig, j’aime un peu. J’ai essayé Carbon, Deno, Nim, Crystal...
Il semble qu’il ne se passe pas une paire de mois sans qu’apparaisse un nouveau langage ou qu’un langage jusqu’alors très peu connu soit mis à l’avant de la scène pour une raison ou une autre. Et, franchement, c’est tant mieux !
La question n’est même pas de savoir si telle ou telle alternative au C, au C++, au JavaScript, au Python, etc., est « mieux » que sa source d’inspiration ou non, que sa syntaxe soit proche ou pas de vos préférences personnelles, ou que son système de gestion de paquets/modules/extensions (ou de build) soit « ergonomiquement » proche de ce que vous espérez ou attendez. Tout ceci n’est qu’une affaire de goûts et de concessions, car le langage universellement parfait n’existe pas, et n’existera sans doute jamais.
Chaque langage a ses forces et ses faiblesses, mais surtout, est plus ou moins adapté à la résolution d’un problème, dans un contexte donné et dans un environnement bien précis. De ce fait, c’est la diversité des options à disposition qui importe. Et plus nous avons d’options, sous réserve qu’elles reposent sur des licences tolérables (strictement open source, donc), plus nous avons de choix qui peuvent nous correspondre.
Et ça, qu’on aime ou non Rust, Go, Zig ou que sais-je encore de « moderne » et tendance, même si cela passe par une phase définitivement passagère de syndrome RIIR (Rewrite It In Rust) déclinée en 50 nuances de trolls (on a eu la même chose avec Java, souvenez-vous), c’est le plus important et ce qui compte vraiment. Et qui sait, peut-être un jour finirez-vous dans l’escarcelle d’un de ces nouveaux langages... ou resterez-vous à tout jamais dans celle de celui qui vous convient déjà le mieux.
Dans les deux cas : tant mieux, et merci la diversité du logiciel libre !
Denis Bodor
Né en 2014, Hackable est un bimestriel destiné aux professionnels et particuliers souhaitant découvrir et progresser dans les domaines de l’électronique numérique et de l’embarqué. Il fournit un contenu riche orienté vers une audience désireuse de bénéficier d'une veille technologique différente et résolument pratique. Le contenu du magazine est conçu de manière à permettre une mise en pratique directe des connaissances acquises et apprendre tout en faisant.

Soyons clairs, je ne suis pas fan de Lua en tant que langage de programmation. Le simple fait que les tableaux débutent à l'indice 1 me perturbe totalement et constitue pour moi une véritable aberration. Mais, d'un autre côté, Lua est aussi le langage par excellence lorsqu'il s'agit d'embarquer des fonctionnalités de scripting au sein d'une application ou d'un outil. Du moins, c'est ce que tend à montrer sa popularité dans ce domaine et, si l'on n’a jamais tenté l'expérience, on peut se demander pourquoi. La réponse est évidente après quelques lignes de code et on se surprend soi-même à dire, à haute voix qui plus est, « Ah ! Mais c'est excellent, en fait ! ».
Si vous croyez que le format ASCIIZ (aussi appelé « chaîne de caractères à terminateur nul » à la base du langage C et d’UNIX) est le pire péché originel de l’informatique, accrochez-vous. Il est amplifié par un autre péché bien plus grave, commis au nom du minimalisme, excusé au nom de la compatibilité et perpétué par l’oubli des alternatives. Si vous avez lu l’article de mars 2023 [1] jusqu’au bout, vous avez probablement compris que la plupart des langages de programmation actuels n’utilisent qu’une seule pile. C’est la source de nombreux problèmes (de sûreté, de sécurité, de complexité et bien d’autres) aux origines de failles variées (représentant peut-être un cinquième des CVE) que nous sommes habitués à mitiger, sans les résoudre vraiment. Dans cette première partie lovecraftienne, nous irons jusqu’au fond de l’impasse pour démontrer l’absurdité, les difficultés et les dangers imposés par ce système.
PHP, c'est bien connu, est un langage de script dédié aux traitements d'un serveur web. Mais n'est-ce bien que cela ? Avec NativePHP, la donne change, car il est maintenant possible de développer des applications pour GNU/Linux, Windows et macOS.