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p. 06 PHP 7 : Enfin !
p. 12 Hadopi : cinq ans après, quel bilan ?
p. 16 Pratique de la norme MISRA C
p. 22 Parcourir des graphes en largeur
p. 32 Inspeqtor : surveillez vos processus
p. 36 Service de calcul d'itinéraire
p. 38 Installation d'un moteur de recherche pour du géocodage
p. 42 Point d'accès WIFI
p. 46 Datatables : interagir avec les tableaux HTML
p. 52 Gérer les expressions régulières en langage C
p. 58 Les addons, c'est encore sa Forge
p. 68 Un chat en PHARO : le serveur
p. 72 Un chat en PHARO : le client
p. 76 Faisons un peu de chimie HTML avec Polymer
L’éducation est ce qu’il y a de plus important dans notre société, car c’est ce qui permet de lutter contre toutes les formes d’obscurantisme. Le savoir est une arme de dissuasion massive permettant de prévenir bon nombre de dérives. Il est donc essentiel de le préserver et de le transmettre aux plus jeunes. Dans ce rôle de transmission, on va trouver bien entendu les parents, puis les musées et certains médias (qui ne seront accessibles que par une volonté parentale) et bien sûr les enseignants. Ces derniers agissent en suivant les directives de leur ministre à savoir la ministre de l’Éducation Nationale.
Dans le cadre du Plan Numérique à l’École, la ministre a signé un partenariat entre le Ministère de l’Éducation Nationale et Microsoft. Avant de nous en émouvoir, penchons-nous sur les termes de ce partenariat consultable par tout un chacun [1]. On trouve dans ce document cinq axes :
Que déduire de cette analyse ? Chacun des points énoncés ci-dessus peut être réalisé sur la base de logiciels libres. Microsoft a réussi un grand coup de lobbying, car en se positionnant aussi fortement dans notre système éducatif, il s’assure des gains considérables. En effet, les enseignants formés aux produits Microsoft utiliseront ces produits dans leurs enseignements et les enfants les utiliseront également. Par effet de boule de neige, ayant appris à manipuler des produits Microsoft, nous aurons une nouvelle génération d’utilisateurs Microsoft qui arrivera sur le marché. Il y aura bien quelques enseignants « rebelles », mais cela sera insignifiant comparé à la masse qui aura été endoctrinée. Il est bien connu que la résistance aux changements est un frein important quant à la modification des comportements et en s’attaquant aux plus jeunes, Microsoft est certain de remporter la bataille.
Ce qui est très étrange, c’est que cet accord, fortement favorable à Microsoft, a donné lieu à la publication d’un communiqué de presse en date du 30 novembre 2015 et à une communication tous azimuts du ministère de l’Éducation. Un peu comme si quelqu’un criait sur tous les toits sa joie d’avoir été arnaqué. Est-on certain de la présence de conseillers techniques compétents et intègres dans les ministères ?
Autre partenariat, un peu moins médiatisé, le partenariat entre le Ministère de l’Éducation Nationale et Cisco. Il s’agit cette fois essentiellement de formation par e-learning (Cisco Network Academy) aux technologies réseau et internet. Là c’est le coup de grâce... J’ai déjà du mal à comprendre l’accord avec Microsoft mais là, le Ministère de l’Éducation Nationale, qui a donc sous sa tutelle des Universités dans lesquelles on trouve des maîtres de conférence et des professeurs en informatique va demander à une entreprise externe de former des étudiants et des enseignants ? Et le fait d’utiliser les ressources en interne, c’est impossible ? Qui va choisir les thèmes des formations mises à disposition et les technologies employées ?
Nous ne pourrons bientôt plus nous émouvoir de recevoir des fichiers docx illisibles, car ce sera la norme, ce sera ce que le gouvernement a décidé pour nous. Les solutions libres semblaient être de plus en plus prises au sérieux, mais ces partenariats viennent tout remettre en cause en formatant les adultes de demain. La période de l’évangélisation semblait close, il va falloir repartir en campagne...
Tristan Colombo
[1] Accord de Partenariat entre le Ministère de l’Éducation Nationale et Microsoft France : http://cache.media.education.gouv.fr/file/Partenaires/17/7/convention_signee_506177.pdf
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Derrière ce titre modéré, il aurait été trop facile d’être provocateur, se cache une référence que nos lecteurs historiques auront relevée. Il y a plus de dix ans maintenant, au SSTIC 2008, Cédric Blancher donnait une conférence dont le titre était : « Dépérimétrisation : Futur de la sécurité ou pis aller passager ? ». Les constats de l’époque, qui ne doivent pas être loin pour de nombreuses entreprises encore aujourd’hui, sont que les paradigmes de sécurité des réseaux informatiques ont des limites importantes : difficulté à mettre en place du contrôle d’accès ainsi qu’une segmentation et un filtrage réseau efficace.
L’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les réseaux. Elle est ainsi utilisée par les SIEM pour détecter des attaques. Nous présentons dans cet article de quelle façon un SIEM comme Splunk, peut être utilisé pour détecter la survenue d’attaques.
Afin de mettre en application les exigences de contrôle de conformité (article 24 du RGPD), les directions générales, qu’elles aient désigné ou non un Délégué à Protection des Données (DPD), doivent mettre en œuvre des contrôles concernant les répartitions de responsabilités entre les acteurs impliqués par le traitement et l’application de règles opposables, l’effectivité des droits des personnes concernées, la sécurité des traitements et la mise à disposition des éléments de preuve pour démontrer la conformité des traitements de données à caractère personnel.